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Choisir et acquérir son cheval

>> Auteur : Miss Tralala

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Acquérir un cheval, d'accord... Mais à quelles conditions ?

Vous avez enfin pris votre décision, vous voulez acquérir un cheval, profiter des joies de l'équitation avec votre propre animal, faire de votre rêve une réalité. Vous êtes sûr de votre choix, mais vous ignorez comment vous y prendre, quelle est la formule la plus pratique pour vous, quel en est le budget à prévoir, ainsi que les besoins spécifiques de votre cheval. Pour répondre à ces questions, nous vous proposons des réponses...

Tout d'abord, avoir un cheval signifie être responsable d'un animal qui a besoin d'espace pour se défouler, d'herbe en été ainsi que de foin en hiver, de compagnie, de soins vétérinaires et de temps.Le cheval est un animal grégaire, et à l'état naturel et sauvage, un troupeau n'a pas de limite... Le cheval à donc besoin d'espace pour vivre, et d'autres chevaux, ou d'autres petits animaux de ferme comme le mouton ou la chèvre en guise de compagnie pour être heureux. Il faut respecter au mieux sa nature, afin qu'il puisse nous donner le meilleur de lui même et être heureux avant tout... C'est à nous de nous adapter à ses besoins et non pas le contraire !

Il existe plusieurs types de chevaux, tout d'abord les chevaux de loisir, puis les chevaux de sport et enfin les chevaux de traits. Les chevaux de loisir ou chevaux d'extérieur , sont des chevaux de races rustiques, comme l'Irish cob, le Camarguais, le Mérens, ou encore les chevaux croisés et robustes. Les chevaux de sport sont par exemple le Selle français, le Trotteur français, le Pur-Sang Anglais, le Pur-Sang Arabe, le Quarter Horse ou le Paint Horse. Enfin, les chevaux de traits peuvent être des traits comtois, des boulonnais, des trais bretons, des Shires, des Clydesdales ou bien des Ardennais. Tout ces types de chevaux n'ont ni les mêmes besoins nutritionnels ni physiques.

Posséder un cheval ne veut pas dire de pouvoir seulement le monter, mais s'en occuper à plein temps, en lui prodiguant les premiers soins, en le brossant régulièrement, en s'occupant tout simplement de lui en tant que cheval et non pas en tant qu'objet dont on ne se servirait que lorsque l'on en a envie... Vous pouvez aussi le travailler au sol , en jouant par exemple avec lui, en lui montrant des objets inconnus pour lui, ou encore en le longeant aux trois allures. C'est en étant à son écoute et en partageant des moments privilégiés avec lui que vous pourrez comprendre que ce n'est pas un simple animal, mais bien plus que cela...

Toutes ces belles activités prennent du temps, ainsi, si vous pensez ne pas pouvoir accorder au cheval le temps qu'il mérite et dont il a besoin, en le laissant majoritairement dans son pré, il vaudra mieux vous abstenir d'acquérir un tel animal...


Le lieu de vie du cheval domestiqué



En premier lieu, le cheval a besoin d'espace pour vivre et se défouler et la superficie idéale pour un cheval est de un hectare (1 ha).
En été, le cheval mange de l'herbe, et, par mesure de renouvellement de la pâture, il est préférable de couper le pré en plusieurs espaces, afin d'éviter les refus* au maximum, parce que le cheval a tendance à ne manger que le meilleur herbage et à laisser le reste. Ce procédé ne permet pas à l'herbe de repousser correctement, car le cheval mange la meilleure herbe même si elle n'est alors qu'une jeune pousse et qu'elle sort tout juste de terre. Ainsi, en coupant le pré en différentes parcelles, vous permettez à l'herbe de se renouveler correctement et au cheval de pouvoir manger de l'herbe digne de ce nom sans qu'il n'ait à racler la terre pour déterrer la plus petite pousse.
En hiver, l'herbe n'étant pas assez riche et quasi- inexistante, le cheval mange du foin, parfois complémenté par des grains ou des céréales, selon le type de cheval.
Il est conseillé de laisser du foin à volonté pour tous types de chevaux, ainsi ils n'auront pas besoin de grains, mais cela ne vous empêche pas de lui en donner de 500mL à 1L après un travail épuisant. Un cheval de sport a besoin de plus de compléments, 2 à 4 L par jour en fonction de son poids, de sa taille et du complément. Un grand cheval ( 1m 70 et plus au garrot) aura plutôt 4L par jour, en plusieurs rations(une le matin et une le soir) et une botte de foin.
Un cheval peut boire de 30 à 60 litres d'eau selon le temps et le travail fourni.

Pour ce qui est de la litière, il y a plusieurs possibilités, la sciure: un sac de 10kg tout les deux ou trois jours; la paille: une botte par jour ou tout les deux jours; les copeaux qui reviennent aux même mesures que pour la sciure. Le box ou l'abri doit être nettoyé en profondeur tout les jours ou tout les deux jours.

Deuxièmement, si vous acheter un cheval de sport, il est préférable que le terrain soit plat car ces chevaux sont plus fragiles et risquent de se blesser sur un terrains trop tortueux. En revanche, si vous acheter un cheval de loisirs, le terrain n'a pas besoin d'être plat, ces chevaux résistants ayant l'habitude de ce genre de sol n'auront aucun mal à y vivre.


Quelle formule choisir?



Image: box.jpg

Deux choix s'offrent à vous, à vous de savoir ce que vous préférez et ce qui sera le plus envisageable à tous les niveaux - temps, finances... - pour vous et votre cheval.

Le premier, avoir son cheval chez soi. Cela sous-entend d'avoir le terrain nécessaire (point énoncé ci-dessus), et les installations adéquates. Encore une fois, les installations ne sont pas les mêmes pour tout les types de chevaux : si vous achetez un cheval de loisir, un abri de prairie convient parfaitement alors que pour un cheval de sport, il est préférable d'avoir un box séparé, de 3 x 3 m bien isolé; et pour le cheval de trait, un abri assez isolé et spacieux peut suffire.
De plus, il vous faudra un deuxième abri, destiné au stockage du foin, des grains et de la paille, et où vous pourrez aménager un espace sellerie, à condition de le sécuriser afin d'éviter les vols, surtout si vos installations sont à proximité d'un village, on est jamais trop prudent. De plus, pour ces abris ou boxes, vous devez faire une demande à la mairie, selon la taille de l'abri et le temps de construction. En effet, toutes les installations de plus de 5m² sont à déclarer à la mairie, qui vous en donnera l'autorisation ou non, et c'est la même chose pour les clôtures électriques.

La deuxième est la pension chez un particulier, ou dans un club, qui sera plus adaptée si vous savez ne pas avoir le terrain ou le temps pour vous occupez de votre cheval convenablement seul. De plus, cette formule permet au cheval d'être en contact avec d'autres chevaux, et donc de le rapprocher aussi de son train de vie naturel. Cela vous permet parfois de profiter d'installations pratiques, telles que le manège , la carrière et le rond de longe. Ces installations sont surtout utiles si vous possédez un cheval de sport, et si vous avez un cheval de loisir, il vaut mieux mettre votre cheval dans une pension qui propose surtout un bon emplacement touristique, ou simplement la possibilité de belles promenades en forêt. Mais cela ne vous empêche pas de profiter des installations, qui sont bien pratiques lorsqu'il pleut ou lors d'autres intempéries...


Le bilan financier nécessaire




Bien évidemment, avoir son propre cheval a un coût. Certes, quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu, mais posséder un cheval revient à cher, et il faut être certain de pouvoir assumer ce trou financier pour son bien être à lui...

D'abord chez soi, il faut compter les coûts de construction de deux abris, l'un pour le bien être de votre équidé, et l'autre pour le stockage des aliments, de l'équipement du cheval, des matériaux de nettoyage du box ou de l'abri. Ces travaux, si vous entreprenez de construire vous-même, coûtera environ 600 Euros l'abri, et à partir de 1000 Euros si vous envisagez de l'acheter déjà monté et juste à poser dans le pré.
Pour le parc, tout dépend du type de clôture que vous choisirez( fil électrifié, clôture en bois, en PVC...) et de la superficie du terrain.

Ensuite, comme l'animal a besoin de manger, il faudra acheter les aliments appropriés, et là, il y a pas mal de régimes possibles:

  • Le régime foin à volonté :
    Il faut compter trois ou quatre round-ballers par mois, le prix du round baller pouvant aller de 20 Euros jusqu'à 50 Euros, ce qui équivaut à vingt-cinq bottes de foin, qui elles, peuvent coûter de 1 Euros à 3 Euros selon la saison et la composition.
  • Le régime foin et complément:
    Pour celui-ci, la quantité de complément idéale s'adapte à la taille, au poids, et au travail du cheval. Ces mesures allant de 1L à 6L par jour, il est recommandé de demander l'avis de votre vétérinaire ou d'un nutritionniste (que l'on peut avoir dans les ventes de gros) pour chevaux. La quantité de foin subit les mêmes conditions, mais il faut savoir que le foin reste toujours l'aliment le plus important , parce qu'il constitue les fibres alimentaires et un lest intestinal naturel et que sans cela, le cheval risque d'avoir une torsion de l'estomac.

Aussi, il y a là le prix de la litière, selon le choix de la paille( environ 1 Euros la botte de paille, il faut compter une botte, ou la moitié, par jour), de la sciure ou des copeaux (ces derniers sont parfois gratuits, dans les scieries, mais lorsque ce n'est pas le cas, leurs prix sont très flexibles).


Si vous avez assez de terrain, ces régimes ne sont valables que l'hiver, et donc l'été vous n'avez pas besoin de foin, car l'herbe constitue les fibres alimentaires, mais en revanche, si votre cheval est un sportif, ou un grand travailleur , il est conseillé de complémenter l'herbe par des vitamines, comme avec du grain ou des flocons.

Pour ce qui est de la pension, il faut bien compter de 100€ pour un cheval chez un particulier et logé uniquement dans un pré, jusqu'à 500 Euros voire plus si vous le mettez dans un club équestre ou dans une écurie spécialisée. Par contre, veillez à bien visiter les écuries et vérifier les installations avant de mettre votre cheval quelque part, et même parler un peu avec les palefreniers et propriétaires pour être certain de la qualité de l'accueil du cheval et de sa situation de vie (ainsi que celle de vos affaires).


A cela , vous devrez rajouter les frais de vétérinaire et les frais de maréchalerie:
Pour le vétérinaire, vous pouvez compter environ 200 Euros par an ( Vermifuge + Vaccins + Déplacement du vétérinaire), pour un cheval en bonne santé. Dans le cas contraire, les coûts sont très variables... Suivant les problèmes de votre cheval, la facture s'allonge très facilement. De plus, il faut pouvoir prévoir aussi les blessures et autres interventions - comme lors de coliques ou bouchons - donc il vaut mieux prévoir 400 Euros l'année au niveau du vétérinaire, pour la santé de votre cheval.
Côté maréchal ferrant, un ferrage des quatre pieds coûte de 60 Euros à 120 Euros, et le ferrage est nécessaire tous les six à dix semaines. En revanche, si le cheval a des problèmes d'aplombs ou autres, il lui faudra des fers spéciaux, et à ce moment la facture sera plus élevée, pouvant atteindre les 200 Euros facilement lorsqu'il faut compenser des membres trop courts ou que la fourchette est en trop mauvais état... Mais pour ce qui est du parage, c'est moins cher, et cela tourne entre 40 Euros et 60 Euros les quatre pieds.


Du temps, toujours plus de temps...



Image: paturage.jpg

Évidemment , avoir son propre cheval, c'est génial, mais ça demande du temps:

Lorsqu'il est chez vous et non en pension, c'est beaucoup plus pratique de passer beaucoup de temps avec votre cheval, car vous n'avez pas à vous déplacez pour le voir, sauf si votre est pré n'est pas à proximité de votre logement. Après, le temps à consacrer à votre cheval dépend du travail que vous choisissez, on peut compter 1h à 2h pour un travail monté ou non sur le plat, et les préparations, ou une petite balade plus les préparations. Il vous faudra compter environs 30 minutes pour un simple brossage, qui fera le plus grand bien à votre monture, et surtout qui vous permettra de voir si elle ne s'est pas blessée ou si elle ne souffre pas. A cela, il faut ajouter le temps qu'il faudra pour faire les tâches quotidiennes, compter un quart d'heure à une demi heure pour le curage du box, qu'il faut faire soit tout les jours, soit deux fois par semaine minimum. Il vous faudra cinq à quinze minutes pour faire distribuer le foin.

Si le cheval est en pension, vous n'avez pas besoin de vous occupez des tâches quotidiennes, puisqu'elles entrent dans le prix de la pension et sont normalement réalisées par les palefreniers, sauf si vous demandez à le faire vous-même. En revanche, si votre pension n'est pas à proximité de chez vous, vous devrez compter le temps du trajet aller et retour, et donc aussi le prix de l'essence. Avec ceci, les durées sont similaires à celles citées ci-dessus.


Compétences requises, ou accompagnement d'un professionnel




Avoir un cheval, ça fait rêver, mais ce n'est pas forcément comme vous l'imaginez...

Ainsi, si vous ignorez tout du monde du cheval ou que votre niveau n'est pas suffisant pour savoir s'occuper convenablement d'un cheval, il sera nécessaire d'être encadré d'un professionnel, comme un moniteur d'équitation si vous êtes en pension ou des moniteurs à domiciles, mais qui sont nettement plus chers... qui vous apprendra tout ce qu'il vous faut pour savoir s'occuper d'un tel animal.

Si , dans le cas contraire, vous connaissez les chevaux, leurs besoins, les plantes qui sont toxiques , vous voyez lorsqu'ils ont une douleur, que votre niveau d'équitation est suffisant, et tout ce qui est nécessaire, alors vous pouvez acquérir un cheval en tout tranquillité, même si un regard extérieur de temps en temps ne peut être que bénéfique !

Si vous ne voulez pas travailler ni monter le cheval, alors il vous faudra simplement connaître les besoins du cheval et savoir comment lui offrir le meilleur bien être. Mais il ne faut pas non plus oublier que le cheval a besoin de se dépenser, et que parfois, même dans un immense pré, certains chevaux rêvent de continuer à travailler, même s'ils sont censés être "retraités" !




* Zone où le cheval n'ira plus manger, même si l'herbe y pousse, car elle y est devenue amère.

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