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Quels sont les risques de l'équitation ?

>> Auteur : Chamallow

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Équitation professionnelle : des risques connus et acceptés

Equitation professionnelle : des risques connus et acceptés



Chevauchant en concours des animaux non pas sélectionnés sur leur gentillesse mais plutôt sur leurs capacités, montant chaque jour de la semaine, franchissant des barres non négligeables ou s'élançant sur un gros parcours de cross les jours de concours, les cavaliers professionnels courent plus de risques que les cavaliers de loisir. La fréquence des chutes est plus élevée, tout simplement parce que ces cavaliers montent plus souvent, et montent des chevaux plus réactifs, sensibles, le genre de cheval que les cavaliers qualifient de « speed » ou de « chaud ». Cependant, de manière globale, ces cavaliers professionnels chutent moins que les cavaliers de loisirs, en effet, leur niveau est supérieur à celui de ces cavaliers de loisir.
Une polémique a eu lieu sur le cross récemment, sur les risques que cette discipline encourait pour le cheval et le cavalier.
Cette discipline, je le rappelle, consiste à s'élancer sur un parcours en pleine nature, parsemé d'obstacles naturels, c'est-à-dire d'obstacles fixes, qui ne chuteront pas si le cheval les touche, et d'effectuer ce tracé en un temps donné, ni trop vite ni trop lentement. La vitesse de galop est supérieure à celle d'un parcours d'obstacle, les obstacles plus impressionnants pour l'animal, et les chutes du couple cavalier-cheval plus graves. De plus, un cheval « accrochant » un obstacle de cross a plus de chances de tomber, puisque l'obstacle ne bougera pas. Les chutes des deux participants ensembles sont donc assez fréquentes, et rudes, soit parce que le cheval se retourne et tombe sur son cavalier, effectuant un dangereux « panaché », ou bien simplement car la vitesse de « rencontre » avec le sol est assez élevée, et le choc sur un sol moins souple que le sable plus difficile à encaisser. Ici aussi, le port du gilet de cross a permit de limiter ces risques, de même que la pratique des cavaliers, qui consiste à enduire les membres du cheval d'un corps gras afin de lui permettre, s'il heurte un obstacle, de « glisser » par-dessus et de passer de l'autre côté sans dommages. Enfin, le port de crampons permet d'éviter les glissades, fréquentes dans les virages serrés à grande vitesse.
En dressage, les risques sont très faibles puisqu'il s'agit d'une pratique technique, sans obstacles à franchir, sans sauts à encaisser. C'est une épreuve de précision, de soumission du cheval, d'accord du couple, et les chutes y sont rares.
Le saut d'obstacles, considéré comme moins dangereux que le cross, a également son lot de chutes, dues à un refus du cheval ou à un mauvais saut, une erreur du cavalier...ici aussi, le port de protections adaptées a fortement limité les ennuis, ainsi que le retour à des parcours plus techniques, moins hauts, privilégiant le dressage du cheval à sa force brute.

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L'usage des crampons a permit de raréfier ce type de glissade.

Les jockeys et drivers, montant en course, s'exposent en revanche à plus de risques.
Les écuries de trot sont les moins touchées, les drivers essayant, en course, d'éviter les accrochages entre sulkies, et y parvenant la plupart du temps, au prix d'une gêne d'un autre concurrent et d'une plainte déposée à l'issue de la course.
C'est en galop que les risques sont les plus élevés : un cavalier de galop, dressé haut sur ses étriers, file à près de 60 km/h, et le moindre écart peut entraîner une chute du cheval. Les chevaux se retournant, tombant sur leurs cavaliers sont légion. Bien sûr, les accidents mortels restent rares, mais certains jockeys passent beaucoup de temps à l'hôpital, pour peu sur les pistes...et que dire des animaux, qu'il faut parfois -rarement, heureusement- abattre ?
Le steeple-chase, en sa qualité de course de galop comportant des sauts, est de loin le type de course le plus dangereux. A une vitesse de course de galop, le jockey et son cheval franchissent de très grands obstacles - une rivière, à Auteuil, mesure plus de huit mètres de long !- et les chutes n'y sont pas rares.

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C'est en steeple-chase que les chutes sont les plus nombreuses, et les plus graves.
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Heureusement, celle-ci est restée sans gravité, puisque le cheval a fini par se relever...
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De plus, dans ces courses, les chevaux galopant vont si vite, sont si proches, que la chute d'un des animaux pousse les autres à trébucher sur son corps, exposant cavalier et cheval à des coups de sabots et à des chutes s'additionnant à la leur.
Proportionnellement aux risques des chutes en course, les risques à l'écurie sont quasi-inexistants dans le monde des courses.

Je passerais également rapidement sur les sports tels que le rodéo, la corrida, autant d'activité équestres qui ne sont pas exemptes de risques. Le tribut est souvent élevé, soit pour le cavalier, soit pour le cheval. Le prix de la passion ?

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Les cavaliers de rodéo -discipline qui, je le rappelle, consiste à rester sur le dos d'un cheval déchaîné- passent à peu près autant de temps à l'hôpital que dans les corrals!

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Conclusion



L'équitation est donc, sans contestation possible, un sport à risque. En tête de ces risques vient la chute, autant dans le monde professionnel que dans celui du loisir.
Ces risques sont inévitables, en ce sens que le cheval est un être vivant comme nous et qu'il est impossible de tout prévoir. On peut ajouter des airbags, des limitations de vitesse à une voiture, mais à un cheval ?
En enfourchant sa monture, tout cavalier doit être conscient qu'il s'expose à des risques, connaître ces risques et tâcher de les limiter, autant pour lui que pour le cheval, par le port de protections adaptées et par le bannissement de pratiques dangereuses ou discutables au niveau sécurité.
Une course au galop en balade est certes tentante, mais le cavalier responsable se doit de se souvenir que la sécurité et le bien-être du couple priment sur le plaisir. De plus, un cavalier prudent pourra autant se faire plaisir qu'un cavalier téméraire.
Le cavalier débutant, ou le néophyte souhaitant se lancer dans l'équitation se doit de s'informer de ces risques, mais sans en être effrayé ou découragé pour autant.
Par delà les risques finalement assez faibles au vu du plaisir, l'équitation est un sport formidable, et si elle fait partie de vos rêves...foncez !
Je vous souhaite à tous bien du plaisir avec vos montures, la joie simple d'un galop, la qualité d'une relation homme-animal...et tout ceci en sécurité.

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By Chamallow

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